Alors, j’ai découvert Serge Vandlair, oui et non. En réalité, je connais Serge depuis plusieurs années, mais je l’ai découvert en tant qu’auteur aujourd’hui. Et par la même occasion, ce livre m’a permis de mieux le connaître. 

Tout d’abord, un petit mot sur Serge Vandlair : Il est né en 1962 dans une petite Serge Vandlaircommune iséroise. Serge Vandlair, fait parti de ces personnes avec un parcours professionnel atypique et surprenant puisqu’il commence sa carrière comme apprenti dans une grande entreprise et après avoir passé plusieurs diplômes sur le tard dont un master, il occupe des postes à responsabilités. Puis un jour, un diagnostic bouleverse sa vie.

Pour l’instant il fait beau est donc une autobiographie.

Je vais pas spoiler le livre, juste partager avec vous deux moments que j’ai bien aimé. (Il y en a bien plus, mais je ne pas tout écrire).

1er passage :

« Pour faire court, je donne l’impression d’être un ivrogne qui a du mal à se tenir debout tant il a abusé plus que de raison de boissons alcoolisées. L’air d’un clochard cherchant à oublier une vie ravagée par un passé lourd de malheurs. Vous aurez du mal à imaginer ce sentiment de mal-être qui vous colle à la peau comme une affiche électorale sur les panneaux éphémère de toute campagne du même nom. Ce symptôme, car cela en est bien un, je l’apprendrai bien plus tard fait hélas partie des éléments précurseurs qui peuvent aider à poser un diagnostic sur le mal qui m’habite. Cette attitude porte un nom « symptôme ébrieux ». Jour après jour au-delà de la honte que tout cela entraîne, je me pose des questions, certes bien légitimes, mais je me considère comme quelqu’un de curieux et pour moi les pertes d’équilibre sont corrélées à l’oreille interne où se situe cette fonction vitale de notre stabilité verticale. »

2ème passage :

« Malgré une grande volonté de vivre « normalement », je restais néanmoins un homme seul et diminué. Certes, je semblais être heureux au regard de gens que je côtoyais chaque jour. Ne voyez surtout pas dans cette phrase une quelconque forme de mensonge ou d’hypocrisie de ma part. Non, tous les moments de rire et de plaisir que je passais avec eux étaient et sont toujours pour mon plus grand bonheur, emplis de sincérité et de remerciements. Je voulais simplement évoquer ces sensations, ces impressions, celles qui viennent telle une rumeur sournoise s’immiscer au milieu de vos pensées quand la nuit survient. Des plus saugrenues aux plus graves. Pour beaucoup, ce sont les comptes qui hantent ces moments, pour d’autres l’incertitude ou encore des peurs. En ce qui me concerne, je crois que même la mort me ferait bien rire aux éclats avec sa cape moyenâgeuse et sa faux qui ne couperait pas une merde en deux. Cette cruelle idée qui me tournait en tête c’est l’impression d’être devenu une sorte de sous-Homme. Le « H » majuscule est voulu, car je veux parler de l’Homme avec sa vigueur, sa force, sa virilité. »

Pourquoi j’ai aimé ce livre ? Parce qu’il est plein d’espoir, parce qu’il est fait avec beaucoup de franchise, de poésie. On sent derrière chaque mot la sagesse de cet homme. La réflexion est profonde. Ce livre m’ a émue. Émue par tant de vérité, par la sagesse, l’espoir et la simplicité de l’ Homme qui est derrière la plume.

 

J’espère t’ avoir donné envie de le lire.

Bonne lecture 😉